• Toledo

    Toledo

    Le damasquinage (de damaschino, mot italien dérivé de Damas) est une technique de décoration, qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement en fer ou en acier, afin de créer différents motifs décoratifs et ornementaux. Le résultat de cette incrustation est appelée une damasquinure et l'artisan réalisant ces incrustations est un damasquineur. Ce type de décoration est très courant dans l'art médiéval.

    Le dessin, une fois arrêté à la pointe ou à l'eau-forte, est creusé à bords vifs. La surface que l'on veut damasquiner est donc préalablement ciselée puis, dans le profil ainsi créé, on introduit un fil en le martelant du centre vers les bords de telle manière que ces derniers se rabaissent sur lui et l'enchâssent. La pièce est terminée avec une lime douce et polie.

    Les Arabes en ont fait la meilleure application à la décoration d'armes (notamment les fusils et les harnachements utilisés dans les Fantasia) exportées dans tout le monde occidental. Aujourd'hui encore, cet artisanat perdure (par exemple à Meknès).

    Cet art a été très pratiqué dans l'Antiquité tardive en Gaule et à l'époque mérovingienne.

    Jean-Baptiste Dubos écrivait

    « Il y avoit alors dans les Gaules six atteliers où l'on forgeoit et fabriquoit toutes sortes d'armes et de machines de guerre. Dans trois autres on travailloit en damasquineure. Cet art qui est aujourd'hui de peu d'usage, étoit alors en grande vogue, soit pour orner les armes, principalement les défensives, dont tout le monde, jusqu'au simple soldat, se couvroit, soit pour embellir les vases et les ustenciles de cuivre ou d'argent destinés au service domestique. »

    L'incrustation d'or et d'argent a été pratiqué dès l'antiquité dans le bronze, en particulier dans l'art chinois à partir de la période des Royaumes combattants afin de transposer dans le métal les effets graphiques que proposait l'art de la laque, en vogue à cette époque.

    (Source Wikipédia)

    Toledo

    Pour que les jésuites puissent avoir un couvent et une église à Tolède il a fallu attendre la mort du cardinal Siliceo. Avec son successeur, frère Bartolomé de Carranza, l'opposition à son arrivée à Tolède disparue.

    Parmi les architectes qui participèrent à une œuvre aussi grande, de tous les maîtres d'oeuvre de la Cathédrale, Bartolomé Zumbigo y Salcedo fut l’auteur de l’aspect extérieur des tours et de la façade. L’église fut consacrée en 1718 mais la chapelle majeure, la sacristie et l'ochavo avec les reliques furent terminés plus de quarante ans plus tard.

    L’intérieur, en accord avec les préceptes de l’ordre, est de croix latine, avec une seule nef et des chapelles latérales communiquant entres elles. La chapelle majeur, couverte d’une coupole avec tambour et lanterne, présente un grand faux retable dédié à son saint patron.

    Récemment restaurée, l'église est ouverte au public et offre la possibilité de voir l’élégante tour de la cathédrale et, depuis les deux grandes tours dotées de larges embrasures sur chacun de leurs flancs, embrasser du regard toute la ville.

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